« Big Mother veut nous débarrasser d’une nouvelle forme de violence impossible à traiter par les modes de combat classiques : le terrorisme. Jamais le monde, dans son ensemble, n’a été plus sûr. Jamais le sentiment d’insécurité n’a été aussi fort. Grâce notamment à Internet, se crée une dramaturgie mondiale […] qui justifie l’alliance des big data et du monde du renseignement pour une mise sous surveillance sens précédent de l’humanité. […] Ce pouvoir supranational […] s’installe sans bruit... »

L’homme nu : La dictature invisible du numérique – Marc Dugain et Christophe Labbé, Robert Laffon, 2016; Plon 2016.

Dans le monde physique, vous avez le droit de vous taire, lorsque l’on vous pose des questions trop personnelles. Vous avez des portes équipées de verrou, vous offrant un espace dans lequel vous êtes à l’abri des regards indiscrets. L’argent dans les banques, est gardé dans des coffres forts. Sur Internet, on n’attend pas que vous parliez, pour obtenir des informations sur vous, on vous piste. C’est comme si quelqu’un était toujours derrière vous, à regarder tous ce que vous faites, et faisait un rapport à votre insu, à un employeur, que vous ne verrez jamais, dont vous ne saurez jamais rien.

Dans ce blog, je vous parlerais du monde du logiciel libre. Un monde dans lequel les programmes informatiques sont fournis avec le code source et (la plupart du temps) avec le mode d’emploi détaillé. Vous pouvez savoir exactement, tous ce que le programme fait (et surtout ce qu’il ne fait pas), et comment il le fait.

C’est quoi un logiciel libre ? C’est quoi la différence avec un logiciel « normal » ?

À logiciel libre, on oppose les logiciels dits propriétaires. Personnellement, je préférerais remplacer le terme logiciel « libre », par logiciel « commun », car il est naturellement opposé à la notion de propriété individuelle. Et aussi, parce qu’il est bien plus descriptif de ce qu’est un logiciel libre.

En effet, ce n’est pas le logiciel, qui est libre, mais vous. Vous êtes libres d’en faire ce que vous voulez, de l’étudier, de le modifier, de le partager avec vos amis, ou même la Terre entière.

À l’inverse, un logiciel propriétaire, vous interdit toutes ces choses et utilisent, notamment, un système de license payante, pour mieux contrôler votre usage du logiciel. Vous payez, mais le logiciel ne vous appartient pas réellement. En fait, vous ne faîtes que le louer.

C’est quoi le problème avec la surveillance et la vie privée ? Moi, je m’en fous, j’ai rien à cacher.

Le problème, c’est que rien ne justifie que vous soyez surveillé, à moins d’être suspecté de quelque chose. Nous sommes censés être innocent, jusqu’à preuve du contraire et non suspect, jusqu’à preuve du contraire.

Le problème, c’est que la surveillance globale est inefficace contre les crimes dont on prétend qu’elle vous protège.

Le problème, c’est que cette surveillance est un outil de profilage publicitaire, représentant une manne financière pour de nombreuses entreprises.

Le problème, c’est que cette surveillance peut devenir un outil de surveillance gouvernementale (certains pays, et pas les plus démocratiques, l’ont même déjà bien compris et s’y sont mis).

Le problème, c’est que cette surveillance pose bien plus de problème qu’elle n’en résout (si tant est qu’elle en résolve).

Je suis un passionné d’informatique et de l’univers du libre. J’en apprends un peu tous les jours et ce blog me permet de partager ce que j’ai déjà appris, et ce que je continue d’apprendre.

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